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ANTHROPOCENE: USAGE ET MESUSAGE DU MONDE






 

Pour ce deuxième volet du séminaire qui se tiendra de janvier à mai 2021 à raison d’une séance par mois, nous penserons l’anthropocène et la configuration du monde à partir de nos expériences pédagogiques et de l’école comme milieu. De quelle manière cette crise écologique nous traverse dans nos épreuves pédagogiques ? Comment, au sein des écoles prises comme espace singulier de rencontres et d’échanges, les projets habitent et résonnent ? Que fait la crise écologique aux murs et aux escaliers, aux fenêtres, à l’architecture des écoles dans son ensemble ? Aux habitudes ? Aux agencements ? Aux règles ?  Au règlement ?   
Comment ces expériences, directement ou indirectement associées à une volonté critique de la part des enseignants-artistes-chercheurs-performeurs qui en sont les porteurs, permettent à tout un chacun de se (re) saisir des données scientifiques, d’inventer de nouveaux formats d’observation et d’expertise, de rendre possible l’émergence d’autres formes d’interpellations et d’autres formes d’attention, d’autres rapports au temps, déployer d’autres formes de l’être ensemble, et, in fine, de pouvoir prendre place tout contre une production de sens très largement occupée par les sciences du vivant et la biopolitique. 
   
Penser une accessibilité élargie des données scientifiques produites régulièrement pour caractériser l’ampleur des désordres humains sur le vivant, produire d’autres formes d’analyses, de perceptions, puiser dans d’autres sources pour formaliser et penser par soi-même l’urgence, échafauder par un maillage de micro dispositifs pédagogiques une sorte d’épidémiologie populaire joyeuse, transfuge de l’anthropocène, et qui pourrait traduire une partie de nos motivations pour cette année.